En 1895, Rudyard Kipling a écrit le célèbre poème « If- » (Si…) qu’il a dédié à son fils unique, John, afin de lui souhaiter tout le meilleur dans sa vie. Le texte ne sera publié qu’en 1910.

    Par ces quelques mots, il dresse sa vision d’un homme complet et exemplaire, guidé par des valeurs aussi dignes que morales.

portrait de Rudyard Kipling, auteur du poème "Tu seras un homme mon fils"

    Pour ma part, ce poème m’inspire une véritable philosophie de vie. Non pas comme un code à suivre à la lettre dans une quête de perfection personnelle, mais plutôt comme une référence vers laquelle me diriger. J’aime m’en rapprocher peu à peu, tout en me rappelant avec humilité que je ne serai jamais ni infaillible, ni parfait.

Il y a eu de nombreuses traductions, mais celle que je vous présente ici est d’André Maurois. Sur ces mots, je vous laisse découvrir ce magnifique poème !

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SI…

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Si tu peux voir détruit l’ouvrage de ta vie

Et sans dire un seul mot te mettre à rebâtir,

Ou perdre en un seul coup le gain de cent parties

Sans un geste et sans un soupir ;

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Si tu peux être amant sans être fou d’amour,

Si tu peux être fort sans cesser d’être tendre,

Et, te sentant haï, sans haïr à ton tour,

Pourtant lutter et te défendre ;

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Si tu peux supporter d’entendre tes paroles

Travesties par des gueux pour exciter des sots,

Et d’entendre mentir sur toi leurs bouches folles

Sans mentir toi-même d’un mot ;

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Si tu peux rester digne en étant populaire,

Si tu peux rester peuple en conseillant les rois,

Et si tu peux aimer tous tes amis en frère,

Sans qu’aucun d’eux soit tout pour toi ;

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Si tu sais méditer, observer et connaitre,

Sans jamais devenir sceptique ou destructeur,

Rêver, mais sans laisser ton rêve être ton maitre,

Penser sans n’être qu’un penseur ;

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Si tu peux être dur sans jamais être en rage,

Si tu peux être brave et jamais imprudent,

Si tu sais être bon, si tu sais être sage,

Sans être moral ni pédant ;

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Si tu peux rencontrer Triomphe après Défaite

Et recevoir ces deux menteurs d’un même front,

Si tu peux conserver ton courage et ta tête

Quand tous les autres les perdront,

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Alors les Rois, les Dieux, la Chance et la Victoire

Seront à tout jamais tes esclaves soumis,

Et, ce qui vaut mieux que les Rois et la Gloire

Tu seras un homme, mon fils.

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Catégories : Vie d'auteur

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